Je suis morte, Monsieur morte. Cela ne vous gêne-t-il point d'aimer un machabée ? De baisers en caresses vous volez d'un os découvert à une chair putréfiée, absorbez un dernier souffle une dernière odeur de vie tandis que mes orbites aspirent les spirales langoureuses de vos halètements. Si vos gémissements résonnent dans ma poitrine, vos doigts courent le long des côtes. Votre membre ne rencontre nulle résistance.
Aimer une morte c'est dominer le monde et un instant comprendre le Seigneur.
Votre besoin d'amour est important : " J'aime que l'on m'aime " pourrait être votre devise. Vous ne pouvez concevoir de vivre sans amour, quel que soit le domaine. Au travail, avec vos proches, vous avez besoin de vous sentir dans une atmosphère d'émotions positives. C'est seulement comme cela que vous pouvez vous sentir heureux(se) et efficace. Cela fait de vous quelqu'un d'agréable à côtoyer : vous avez le souci des autres comme vous souhaitez qu'on l'ait de vous. Votre besoin de popularité vous pousse volontiers à l'altruisme.
Mais vous pouvez, tout aussi facilement, prendre la tête des groupes dans lesquels vous évoluez, tant votre capacité à solidariser et à mettre de "bonnes vibrations" est grande. Pourtant, vous avez, pour les mêmes raisons, quelques défauts : votre besoin effréné de reconnaissance peut vous pousser à la nécessité de séduire et de plaire, et à une certaine instabilité. Du charisme à l'égoïsme, il n'y a qu'un pas. Lorsque vous allez mal, vous pouvez vous montrer exigeant(e), jaloux(se), capricieux(se) ; les psychiatres diraient "hystéro-narcissique".
Jaloux (se) ? Passionnément ! Méfiant(e) à l'extrême, vous êtes capable d'éprouver une jalousie composée d'angoisse mêlée de colère, puis de douleur teintée de rage.
Elle est souvent motivée par l'intensité des émotions et des sentiments que vous éprouvez pour votre partenaire. En vous révélant la profondeur de votre amour, votre jalousie est le déni d'une réalité redoutée : la modification de la relation amoureuse dont vous êtes un(e) des protagonistes. Vous aspirez à vivre celle-ci selon un schéma toujours identique, celui qui vous conforte dans l'estime que vous vous portez. Les fantasmes d'infidélité que vous attribuez à votre partenaire vous évitent de vous analyser, et d'assumer votre propre infidélité quand c'est le cas.
Pour vous, n'être pas jaloux(se) serait ne pas aimer. Vous l'êtes d'ailleurs autant du passé de votre partenaire, que de son futur. Et si vos soupçons sont non fondés, vos propos et vos comportements peuvent l'inciter à songer à être infidèle, vos réactions étant toujours les mêmes, quelle que soit son attitude. Vous avez aussi presque autant besoin de ressentir de la jalousie, que de lui en inspirer, pour stimuler votre envie de plaire, raviver son désir pour vous.
Rendre l'autre jaloux vous donne le sentiment de réaffirmer votre rôle avec elle(lui) et de conserver votre pouvoir.
Sans amour, que la vie vous semble fade ! Vous adorez sentir en vous l'exaltation qu'il procure. Vous avez l'impression que vos forces sont décuplées. Rien ne vous paraît plus inaccessible.
Même les projets les plus fous vous semblent réalisables. Dans ces moments-là, la seule chose qui compte à vos yeux, c'est de rendre heureux (se) l'élu (e) de votre c½ur et pour lui (elle), rien ne vous semble hors d'atteinte. Vous êtes prêt (e) à faire des sacrifices, des efforts, des concessions.
Aucun obstacle ne vous arrête. Vous êtes sur votre nuage, bien loin de la réalité. N'en faites-vous pas un petit peu trop ? Derrière votre générosité sans bornes et votre disponibilité totale, ne se cacherait-il pas la peur de ne plus être aimé (e) ? Vous donnez parfois plus de preuves d'amour que vous n'en exigez en retour.
Si vous pouviez faire un voeu, ce serait probablement celui de ne jamais avoir à connaître de ruptures... Les séparations vous anéantissent : vous les recevez comme un coup violent qui vous laisse à terre, seul(e) avec l'insoutenable perte. Vous avez le sentiment que votre vie s'écroule, qu'elle perd jusqu'à son sens le plus profond.
Même si vous êtes plus vulnérable que beaucoup, vous pouvez vivre aussi bien que n'importe qui si vous avez votre cocon protecteur. Si vous vous organisez une existence basée sur des interactions de qualité, avec un réseau d'amis sûrs, des rencontres, des sorties régulières, vous serez – vous êtes – tout à fait heureux. Votre grand atout : vous êtes quelqu'un de facile à aimer. Les autres s'attachent à vous, votre entourage apprécie vos qualités d'écoute, votre faculté de vous mettre
à la place d'autrui.
Toutefois, entraînez-vous à être moins sensible aux disputes et aux désaccords. Une prise de bec n'est jamais fatale si l'autre est une personne qui vous apprécie réellement. Tâchez de vous persuader que vous n'êtes pas moins important que vos proches, que vous avez le droit d'exprimer vos besoins et vos désirs.